![]() | Choisir les bonnes protéines aux bons moments
de la journée peut optimiser votre perte de
poids et assurer une perte de graisse et une
construction musculaire. |
La thermogénèse ou plus précisément, l’effet
thermique de l’alimentation, se rapporte à la
génération de chaleur provoquée par la digestion et
par le métabolisme des aliments.
Plusieurs études
montrent que la protéine est plus thermogénique
que les hydrates de carbone et les graisses. Cela
signifie que les calories provenant des protéines
sont davantage brûlées pour dégager de la chaleur
et sont donc moins disponibles pour se stocker
sous forme de graisse.
La protéine de petit lait a une oxydation et une synthèse plus rapides que celle du lait. Les acides aminés sont ainsi plus vite disponibles et permettent à l’organisme d’éviter les ruptures en apport protéique.
Une digestion rapide est essentielle pour obtenir
une absorption rapide des acides aminés dans
les muscles. Une petite quantité de protéine de
petit lait avant une séance d’entraînement est
idéale (6 à 15 grammes devraient faire l’affaire).
Un apport immédiat après l’effort fonctionne bien
aussi à condition que vous projetiez de manger
un repas normal après l’entraînement. Dans le cas
contraire, ajoutez de la caséine afin de vous aider
à maintenir une situation anabolique pendant une
période prolongée.
Pour tirer profit de l’effet thermique de l’alimentation, choisissez les protéines plutôt que les glucides. Pour stimuler encore plus la thermogénèse, utilisez une source de protéine de qualité, rapidement digestible telle que la whey protéine (petit lait) ou la protéine d’oeuf.
La combinaison des protéines pourrait être une
bonne idée le matin, comme ajouter de la whey
protéine au lait ou employer un mélange de
plusieurs protéines. Cela vous permettra d’avoir
une absorption à court et moyen terme. Vous
pouvez même ajouter en petite quantité de l’huile
de graine de lin, riche en acides gras Oméga 3.
Pour se référer à une étude comparant les repas
à haute valeur protéique aux repas élevés en
hydrates de carbone, ceci sur une période de
neuf heures, des chercheurs ont noté que l’effet
thermique de la protéine utilisait 10% de ses
propres calories alors que les hydrates de carbone
n’en utilisent que 6%.
Par exemple, imaginons que vous mangiez un repas de 500 calories, riche en protéine, cela aurait comme conséquence que 50 calories seraient utilisées pour la chaleur (thermogénèse), alors que le même repas riche en hydrates de carbone aurait une utilisation de seulement 20 calories.
Toutes les protéines ne sont pas égales pour
créer un effet thermique.
Des chercheurs danois
ont étudié les effets de deux régimes à haute
valeur protéique, l’un riche en protéines de soja
(protéines végétales) et l’autre riche en protéines
de porc (protéines animales). Ils ont comparé ces
deux régimes avec un régime à haute teneur en
hydrates de carbone et en ont évalué la dépense
énergétique. Les régimes ont été pratiqués
pendant quatre jours chacun. Le quatrième jour
des mesures détaillées sur la dépense énergétique
ont été faites sur une période de 24 heures.
Comparé au régime haut en hydrates de carbone,
le régime à base de protéines de soja (protéines
végétales) consomme 58 calories de plus par jour
que celui haut en hydrates de carbone et le régime
à base de protéines animales (porc) utilise 118
calories de plus par jour.
Les résultats confirment l’effet thermique plus grand de la protéine par rapport aux hydrates de carbone et prouvent aussi que plus la source de protéine est de haute qualité (Valeur Biologique: qualité et quantité des acides aminés essentiels) plus grand sera l’effet thermique. Les protéines animales ont une valeur biologique supérieure aux protéines végétales.