Compléal Rétention d'eau contient un extrait d'orange titré en flavonoïdes dont le représentant majoritaire est l'hespéridine. Le choix de cet ingrédient a été motivé par une série d'études qui ont d'ailleurs mis en évidence l'effet des fractions flavonoïdiques exprimées en hespéridine sur la circulation veineuse. Ces fractions flavonoïdiques influenceraient favorablement l'inflammation provoquée par la stase veineuse (1).
En outre, elles amélioreraient le tonus veineux et le drainage lymphatique, tout en réduisant l'hyperperméabilité capillaire et en protégeant la microcirculation de l'inflammation.
Deux essais cliniques randomisés en double aveugle contre placebo ont montré qu'une fraction flavonoïdique réduisait significativement la circonférence de la cheville ou du mollet, améliorant plusieurs symptômes de l'insuffisance chronique veineuse (2).
Les oligomères de proanthocyanidines ou de procyanidines appartiennent à la classe des polyphénols. Ils sont particulièrement bien représentés dans le raisin et dans le vin rouge. Ils exercent aussi un effet positif sur la circulation veineuse, comme l'indiquent les résultats d'une étude menée sur 24 patients présentant une insuffisance veineuse chronique modérée. Une réponse clinique positive (amélioration ou absence des symptômes) a été observée chez 80% des patients, avec un progrès significatif évident observé dès les premiers jours de traitement.
Outre la diminution rapide du gonflement des membres inférieurs la démangeaison et la douleur disparaissaient pendant la période de traitement chez respectivement 80% et 53% des patients (3).
Les propriétés des oligomères de procyanidines ne se limitent pas à un simple soutien de la circulation veineuse. Ces composés peuvent aussi avoir une influence sur le stockage et l'élimination des lipides (ougraisses) en réduisant leur concentration plasmatique (4) et en affectant le métabolisme lipidique (par inhibition de la synthèse et par hydrolyse des triglycérides) (5).
L'homéostasie (équilibre) lipidique ainsi retrouvée permet d'améliorer l'index de risque d'athérosclérose (dépôts lipidiques sur la paroi des artères pouvant entraîner leur obstruction), ce qui expliquerait d'ailleurs les effets bénéfiques à long terme associés à la consommation modérée de vin rouge (4).
Les lignanes sont structurellement similaires aux hormones sexuelles stéroïdiennes endogènes (6) c'est pourquoi elles sont considérées comme des phytoestrogènes. Le lin constitue la source naturelle la plus riche en lignanes, avec une teneur moyenne de 301,129 µg pour 100 g mais on les trouve également dans d'autres végétaux, tels que la graine de sésame (7). Les lignanes peuvent altérer le métabolisme hormonal, comme l'indiquent les résultats de plusieurs essais cliniques.
L'un d'entre eux, réalisé sur 28 femmes post-ménopausées âgées de 52 à 82 ans et suivant leur régime alimentaire habituel supplémenté de 0, 5 g, 10 g de graine lin a mis en évidence une diminution de la concentration sérique en 17 bêta-estradiol, en estrone sulfate et une augmentation de la concentration sérique en prolactine (6). Un autre, effectué sur 25 femmes ménopausées, a également démontré qu'une supplémentation en lin pendant deux mois était aussi efficace qu'un traitement oral à base d'œstrogène-progestérone pour améliorer les symptômes mineurs de la ménopause (8).
Plusieurs études sont aussi en faveur du rôle favorable joué par les lignanes sur l'équilibre lipidique sanguin chez la femme post ménopausée. A ce titre, citons les conclusions d'un essai clinique, randomisé en double aveugle et réalisé sur des femmes post-ménopausées qui a montré que la supplémentation en lin réduisait la concentration sérique en LDL-cholestérol et en HDL-cholestérol ainsi que la triglycéridémie (9).